Fifty Shades of Grey n’est pas de la littérature, c’est tellement mal écrit, honni soit qui trouve le moindre intérêt dans cette prose infâme…
Voilà ce qu’on peut lire partout sur le web, même de la part des personnes qui n’ont pas détesté le livre ; il est de bon ton de bien expliciter que hé, ho, on réalise que ce ne sont des belles lettres, on a quand même plus de culture que ça, mais parfois même les intellos ont besoin de se relaxer un peu. Comme je le rappelais dans mon dernier billet, c’est un argument déployé depuis des décennies par les lectrices de romance. « Attendez, mais nous lisons aussi des classiques ! Et nous savons faire la différence entre la vraie littérature et les romans de gare ! » Puisque nous avons abandonné l’espoir de pouvoir défendre notre lecture préférée contre l’Armée du Bon Goût et de la Bien-pensance qui nous environne de toutes parts, nous essayons au moins de défendre notre intelligence.
Romances are unique in that it’s the only genre I know of associated with stupidity in the reader who enjoys them. Reading children’s books, thrillers, horror novels, science fiction, hell, even the lurid pulp novels of the 40s, 50s and 60s with titles like Nude Roller-Skating Venusians Attack! is generally regarded as acceptable, perhaps even ironic and hip, but once people find out you like romances—woo boy, you can pretty much bet on hearing several threadworn jokes about your IQ, or seeing somebody’s respect for your intellect drop several notches, if not bottom out completely. This happens even if you’re head of the class or a top-notch professional; I’d even argue that the drop in esteem is much more severe if you’re somebody who’s considered “smart” because people assume you should “know better”—an attitude that makes me want to “suggest gently” that they “stick their snobby opinion” up their “unwashed asses.”
Candy Tan, Getting My Hackles Up, Part 1: Realism in Romance
(Traduction : La romance est unique en ce qu’elle est le seul genre que je connais que l’on associe à la stupidité du lecteur qui l’apprécie. Lire des livres pour enfants, des thrillers, de l’horreur, de la science-fiction, zut, même les romans pulp à sensations des années 40, 50 et 60 avec des titres comme Les Vénusiennes nues à rollers attaquent! est généralement considéré comme acceptable, peut-être même ironique et branché, mais une fois que les gens découvrent que vous aimez la romance — ouh là, vous pouvez parier que vous allez entendre des blagues éculées sur votre QI, ou voir leur respect pour votre intellect chuter de plusieurs degrés, si ce n’est être réduit à néant. Cela arrive même si vous êtes premier de la classe ou un professionnel reconnu ; je soutiendrais même que la baisse d’estime est encore plus importante si vous êtes une personne considérée comme “intelligente” parce que les gens présument que vous devriez “faire mieux que ça” — une attitude qui me donne envie de “gentiment leur suggérer” qu’ils aillent “se foutre leur opinion snob” dans leur “cul mal lavé”.)
Personnellement, je ne me suis pas encore rendue. Si j’écris cet article aujourd’hui, c’est pour tenter de prouver que les personnes qui, ayant aimé 50 Shades ou pas, font le procès de son écriture, de son style, n’ont de toute évidence aucune idée de l’écriture ni du style. Je me rappelle avoir vu une fois à la TV un journaliste qui essayait de piéger les snobs, et cela se révélait étonnamment facile : « Pouvez-vous écouter ce morceau de musique classique et me dire ce que vous en pensez ? — Ah, oui… C’est bon… — C’est André Rieu. — Hein, quoi ? Mon Dieu, c’est nul ! » Je peux également vous renvoyer à ce magnifique texte de Witold Gombrowicz, dans lequel il écrit cette chose stupéfiante :
Il n’est rien de plus instructif que l’expérience, et c’est pourquoi j’en ai trouvé quelques-unes fort curieuses : par exemple, lire un poème quelconque en modifiant intentionnellement l’ordre de lecture, de sorte qu’elle en devenait absurde, sans qu’aucun de mes auditeurs (fins, cultivés et fervents admirateurs du poète en question) ne s’en aperçoive [...]
Witold Gombrowicz, Contre la Poésie
Ce qui m’inspire aujourd’hui, c’est le souvenir des tout premiers avis que j’ai pu entendre au sujet de 50 Shades. Les média ne s’en étaient pas alors encore emparé ; le bouche à oreille fonctionnait à pleins tubes. À cause de son origine comme fanfiction de Twilight, la comparaison était presque inévitable : « C’est bien mieux écrit que Twilight », disait-on.
Il est vrai que la série de Stephenie Meyer s’en était pris plein la face à ce sujet, et cela m’avait déjà agacée. Je n’avais pourtant pas aimé le premier tome, qui me semblait mal construit et faible du point de vue de l’intrigue. L’écriture, en revanche, que j’avais inspectée de près suite à toutes les horreurs dont on m’avait avertie, m’avait semblé correcte, proprement éditée. On ne peut malheureusement pas en dire autant de tous les livres que j’ai achetés ou lus dans ma vie : certains semblaient à peine plus que des premiers jets…
Quoi qu’il en soit, c’était une opinion courante à l’époque que l’imitatrice E. L. James avait dépassé le maître Meyer. Bizarrement, depuis que 50 Shades est devenu un bestseller en règle, plus personne ne le dit… Mais qu’ai-je lu récemment : Dévoile-moi, le premier tome de la trilogie Crossfire de Sylvia Day, serait non seulement super, mais mieux écrit que 50 Shades ! (La couverture du livre est sobre, dans les tons de gris, avec un gros plan sur des boutons de manchette. Ça vous rappelle quelque chose ?) Comme on renie nos idoles d’hier… J’ai pour ma part la sensation que la critique anti-romance est comme un bulldozer qui écrase tout sur son passage, ne nous laissant d’autre choix qu’une perpétuelle fuite en avant.
Mais penchons-nous plus précisément sur l’écriture de Ms. James. Alors que l’immense majorité des romances sont écrites au passé (simple) et à la troisième personne, permettant un équilibre entre les points de vue du héros et de l’héroïne, 50 Shades est racontée au présent et à la première personne, du point de vue de l’héroïne, Ana. J’avoue qu’il faut s’y habituer ; c’est une combinaison qui m’a paru maladroite pendant au moins le premier tiers du livre. Voilà l’un des aspects, à mon avis, où l’on décèle l’origine fanfiction du texte. Ce n’est pas dans la ressemblance avec Twilight, qui est à peu près inexistante, mais dans cette première personne entêtante, dans le vocabulaire simple et limpide, dans l’intrigue unique et linéaire, non exempte de répétitions…
J’avais l’impression de lire une histoire que quelqu’un aurait posté chapitre par chapitre sur un site gratuit. (Pour tout vous dire, c’était si fort que j’ai dû lutter contre la tentation de chercher une copie pirate de Master of the Universe plutôt que de continuer 50 Shades.) Si j’étais tombée dessus sous cette forme, je crois que j’aurais beaucoup aimé, moi aussi. Le niveau est plutôt bon par rapport à la moyenne des fanfictions ou originales que l’on trouve sur le web. Sauf qu’en format roman, publié par une vraie maison d’édition et vendu comme tel, on retombe à un niveau simplement correct.
Je ne sais pas si Vintage a corrigé cela, mais la version ebook de The Writer’s Coffee Shop que j’ai lue n’avait pas l’air d’une publication à compte d’éditeur. La mise en page est pleine de défauts, les fautes de frappe restent trop nombreuses (il s’agit bien de fautes de frappe et non de fautes d’orthographe ou de grammaire) ; on dirait une numérisation vite faite de la maquette du livre papier, voire du fichier fourni par l’auteure. Et c’est là qu’il faut quand même que je salue cette dernière : recevoir des manuscrits aussi propres que 50 Shades, en tant qu’éditrice, j’en rêve…
Comment je sais que la version de l’auteure était presque la même que celle qui a été publiée, et qu’on ne la doit pas au boulot de l’éditeur ? Parce que le blog Dear Author a comparé le texte initial de la fanfiction Master of the Universe avec le texte publié de 50 Shades, dans le but précis de démontrer à quel point les deux étaient proches. Les références à Twilight ont toutes été modifiées ou supprimées, quelques détails mineurs changés, or les deux textes demeurent identiques à 89 %. Vous pensez peut-être que E. L. James n’écrit pas très bien, mais l’immense majorité des personnes qui se targuent d’écrire ne font pas mieux ; publier leurs manuscrits quasiment tels quels serait une atrocité.
Ce n’est pas moi qui vous dirai que le style de James est beau, élégant ou même intéressant. Il est extrêmement basique, le vocabulaire assez pauvre, parfois répétitif. Mais au moins, il est correct. Les auteurs qui pèchent par souci snob de sophistication sont nombreux, trop nombreux. Ils n’ont pas encore réalisé qu’en voulant faire mieux… ils font pire. E. L. James voulait simplement raconter une histoire, et elle a trouvé le moyen le plus direct et clair de le faire, ce qui est déjà une réussite en soi.
Mais surtout, j’ajouterai ceci, qui va faire le pont avec le deuxième article de cette série : le récit est à la première personne, avec tout ce que cela implique de problématique. Il est aussi au présent. La situation n’est pas : « J’ai désormais soixante ans, voici l’histoire de ma vie et en même temps l’occasion d’un morceau de bravoure littéraire… » Non. Nous avons juste droit aux pensées telles qu’elles traversent l’esprit de la narratrice sur le moment. En cela, c’est réaliste. Dans la vie, surtout lorsqu’on est en proie aux émotions débilitantes bien décrites par l’auteure, on ne pense pas sous forme de poésie. Vous me direz qu’Ana est censée graduer en littérature… C’est vrai, j’ai noté le paradoxe. Ce qui est cool, c’est que Christian et par là même, l’auteure, l’ont noté aussi :
Anastasia
‘Weirding’ is not a verb and should not be used by anyone who wants to go into publishing.
E. L. James, Fifty Shades of Grey
À cet égard, j’ai d’autant plus envie de défendre Ana que je suis pareille : je suis à la maîtrise en science politique, je suis éditrice et je pense avoir une solide connaissance du français, merci bien. Pourtant, à l’oral, je m’exprime n’importe comment (c’est pire depuis que je jongle sans cesse entre le français et l’anglais : je n’arrive même plus à me rappeler spontanément le genre des noms). J’ai aussi la fâcheuse manie d’éructer des gros mots à propos de tout… Vous voyez la sœur de Dexter ? Voilà, c’est moi. En tout cas, si vous me dites que vous êtes choqué-e-s par les “holy crap” d’Ana… ne lisez jamais la Confrérie de la Dague Noire. Ni J. D. Salinger (mon auteur préféré), dont les dialogues sont plein de “goddam“, “bastard” et “sonuvabitch” prononcés par des surdoués super intellectuels.
Le même raisonnement vaut pour tous les “Oh my God… he’s beautiful” ou “he’s so hot” qu’Ana lâche à longueur de scènes en parlant de Christian. Vu superficiellement, cela lui donne un air nunuche, parce qu’on est peu habitué à trouver cela dans un livre et qu’on avait compris la première fois. Cependant, soyons honnêtes : les mêmes pensées primaires nous traverseraient l’esprit dans son cas. À cause de cette fameuse première personne et du présent, qui exigent une sincérité absolue, quasi-gênante, toute autre réaction serait peu réaliste et à côté de la plaque. Je ne sais pas comment va votre couple, mais moi, dès que je vois le chum (et cela arrive plusieurs fois par jour), je pense (et je dis parfois à voix haute) : “Oh my God, he’s so frickin’ hot! Sexiest man in the world! And he’s aaall mine!” Serais-je nunuche sans le savoir ?
Mais finalement, tu sembles dire que c’est l’éditeur qui n’a pas fait son travail en ne demandant pas de correction à l’auteur
), je ne suis pas attirée du tout par celle-ci. Je ne dirai donc rien du style, mais c’est vrai que j’ai lu beaucoup de billets qui le critiquaient.
Pour ma part, si je lis des romances de temps en temps (sans aucun état d’âme, mais le regard des gens dans le train est expressif
Au niveau des erreurs que j’ai trouvées dans l’ebook première version (celle de The Writer’s Coffee Shop, mais pour tout dire j’ignore d’où vient l’ebook que j’ai lu, où il a été acheté/obtenu), en effet, j’accuse l’éditeur. Mais il s’agit bien d’erreurs superficielles : coquilles et mise en page. En ce qui concerne le contenu, pourquoi l’éditeur aurait-il demandé des corrections alors que le texte tel qu’il était suscitait tant d’enthousiasme ?
Je pense qu’on peut ne pas accrocher au style d’E. L. James, voire être dérangée par lui. J’ai moi-même reconnu que le mix présent/1ière personne n’était pas le plus heureux, à mon avis. Mais il est assumé, et je me dis qu’il s’agit aussi d’une question d’habitude ou de préférence personnelle, donc pas de quoi descendre en flammes l’auteure.
J’aime beaucoup ton article et je suis tout à fait de ton avis. Les gens ont acheté ou lu 50 shades en s’attendant à un petit miracle de la littérature …
Restons simple, pas besoin d’un texte parfaitement bien écrit pour apprécier une histoire. Et puis il ne faut pas oublier qu’à la base EL James a fait ça par plaisir et non pas par désir d’être éditée.
Je pense que de nombreux auteurs devraient relire un peu leur copie avant de laisser libre court à leurs critiques.
Et bien, j’avoue que je ne suis pas d’accord. Je respecte parfaitement votre point de vue, et je trouve votre article très bien écrit (héhé). Il a le mérite d’être honnête et d’avancer des arguments (enfin!) plus intéressants que “Grey est trop classe” ou “Il est trop mystérieux j’adore” (oui oui, on va considérer cela comme des “arguments”). Je suis entièrement d’accord avec l’idée qu’apprécier la littérature classique n’est absolument pas incompatible avec la lecture de roman à l’eau de rose, moins bien écrit. Ceci étant dit, vous comparez ce roman à Twilight (que j’ai effectivement trouvé pas très bien écrit, je l’aurais nettement plus apprécié si l’auteure l’avait écrit de la même manière qu’elle a écrit les âmes vagabondes) et bien je vous avoue que j’ai trouvé que 50 nuance de Grey (merci la traduction ridicule du titre en français..) est nettement plus mal écrit. Je suis très exigeante en matière d’écriture, mais j’en ai conscience et ne prétends pas savoir faire mieux, donc je suis (paradoxalement, du coup) “gentille” dans mes jugements. L’écriture de Twilight je l’ai trouvé vraiment très simple, et franchement peu élaborée, mais elle ne m’a jamais gênée au sens propre. Ce n’est pas le cas de “50 nuances..”! Les descriptions plates et insipides ne me posent pas de problème en soit, je n’ai jamais été une grande fan des descriptions très étayées qui n’en finissent plus (j’avoue avoir sauté parfois quelques pages dans certains King…) mais les répétitions.. Les pages se ressemblent, et je ne peux pas m’empêcher de repenser aux rédac’ des enfants à qui on essaie d’expliquer l’importance de la diversité narrative pour éviter la redondance trop lourde… Il m’est même arrivé de me demander si Kate n’avait pas un tic verbale pour mettre sans cesse “Ana” dans chacune de ses répliques.. (je me suis vraiment posée la question!).
)
Ce qui est vraiment trop gênant à mon goût, c’est ces répétitions constantes, de mots ou de phrases entières, qui, non seulement bloque la lecture, mais en plus donne une impression de “tourner en rond”, c’est très lassant. On finit par se dire “oui je sais, “merde alors”, tu l’as déjà dit environ 95 fois”, “et allez, il “penche encore sa tête sur son épaule” “(aie aie aie, c’est vrai que la traduction n’aide vraiment pas..) ou encore “elle rougit et alors? elle rougit deux fois par page..” etc.
En bref, tout le suspens est foutu par cet agaçante redondance… Et c’est très frustrant, parce qu’on sent le potentiel derrière! L’histoire est prodigieusement banale (comme Twilight d’ailleurs) mais elle est intéressante (comme Twilight aussi, d’ailleurs).
En bref, je suis d’accord avec l’intégralité de votre article, excepté sur le fait qu’une mauvaise écriture n’empêche en rien l’appréciation d’un roman. J’ai commencé la lecture de “50 nuances..” sans le moindre a priori (j’en avais juste entendu parler par rapport au SM), et j’ai sincèrement été gênée par son écriture. Sans prétention aucune!
Pour ce qui est de la vulgarité, ca ne m’a posé aucun problème, au contraire d’ailleurs, j’ai bien été surprise (comme dans les King d’ailleurs) de voir enfin deux trois gros mots sortir, parce que zut, c’est pas crédible sinon! Pas à notre époque!
Tout ca pour dire que si ce roman avait été aussi bien écrit que votre article (et encore, je n’en demandais même pas tant!), je l’aurais lu avec plaisir et non pas avec difficulté!
(désolée pour le pavé.. ceci dit.. personne n’est obligé de le lire hein
Oui, j’aurais peut-être dû le dire de façon plus explicite dans l’article (je l’ai mentionné dans mon précédent commentaire) : il est tout à fait possible et légitime d’avoir été gêné, voire dégoûté dans sa lecture par le style de l’auteure. J’ai aussi lu des chroniques de livres où les lecteurs, des gens bien et lettrés par ailleurs, avouaient n’avoir pas pu surmonter le style d’auteurs comme Jane Austen ou George R. R. Martin… au point de ne pas réussir à apprécier leurs livres. (Personnellement, ça me l’a fait avec John le Carré.) Ce sont des choses qui arrivent. Cela veut-il dire que Jane Austen et George R. R. Martin écrivent mal et qu’il faudrait le répéter à chaque fois qu’on parle de leurs livres ?
Mon article souhaitait juste aborder ce qui me paraissait à la longue comme un refrain qu’on se sent obligé de reprendre, plutôt qu’une véritable opinion. Tu dis que le style t’a vraiment écœurée, que cela en devenait difficile à lire. Mais moi, je parlais des personnes/critiques qui au contraire, ont affirmé avoir lu le tout très facilement, en tournant rapidement les pages (même pas mon cas), mais allaient quand même ajouter, pour faire bonne mesure : « Mais au fait, je sais que c’est mal écrit, hein ! » (Traduction : Je le sais parce qu’on me l’a dit, pas parce que je l’ai estimé moi-même.)
Mon but n’est pas non plus de prétendre que tous les styles se valent. Mais à un moment donné, it gets old… Presque tous les bestsellers sont mal écrits, si l’on en croit la critique. Je ne dis pas que c’est faux, mais ne serait-il pas temps de comprendre que le style n’est précisément pas un ingrédient de la fiction commerciale, et qu’à ce titre, ce n’est pas une remarque pertinente ?
Je lisais J. R. Ward en même temps que 50 Shades, une autre série de romance assez “hot” qui a énormément de succès. Cela m’a frappée que personne (ou presque) n’écrit des articles juste pour se moquer de la Confrérie de la Dague Noire et expliquer à quel point c’est mal écrit et incompréhensible que tout ce “smut” ait du succès. Pourtant, est-ce que Ward écrit vraiment mieux que James ? Vaguement, peut-être… Je ne sais pas. C’est surtout son univers et son intrigue qui sont plus riches, et le vocabulaire s’en ressent probablement. Mais ce n’est pas éblouissant, loin de là.
Aïe, j’aurais dû me relire AVANT de poster.. cela m’aurait évité de bien belles fautes d’orthographe.. Désolée..
Ping : 50 Shades : Pourquoi tant de sexe ? «
Je me permets juste de te laisser un commentaire pour applaudir la qualité de ton article qui m’a beaucoup plu et que j’aimerais brandir sous le nez de tous les connards qui m’agacent quotidiennement lorsque j’avoue sans concession que j’apprécie certains pans de la littérature qu’ils trouvent exécrables!
Eh bien, merci !
Ça me fait plaisir.